Il est intéressant de noter que les uniques auteurs ou poètes à avoir évoqué l’idée de cheval dans leur œuvre soient tous originaires de la région Nord-Pas-De-Calais. Cette bizarrerie géographico-littéraire s’explique bien évidemment par les conditions climatiques qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Mais cela ne laisse évidemment qu’un choix restreint de livres conseillables, mais citons néanmoins le magnifique roman d’Yvon Chiche, « La soif de l’espoir », narrant les péripéties d’un petit enfant à la recherche de son ami poisson perdu quelque part dans la mer du nord. Un cheval nommé Georges le cheval fait son apparition page 38 avant d’être sauvagement renversé par un tramway en délire. Dans un autre style, notons aussi la série d’Entretiens avec un cheval de Louis Blériu, six volumes qui ne nous apprennent rien mis à part le fait qu’un cheval ne sait pas parler. Enfin, impossible de ne pas mentionner le poète barbu et physionomiste François Lewyllie, dont nous reproduisons ici son fameux « J’aime le cheval » sans sa permission.